Cette semaine, plusieurs championnats se jouent en Guinée avec un compte à rebours.
L' un d'eux, moins médiatisé, le championnat politique concerne les candidats aux élections législatives et communales. Tout le monde s'affaire à concocter une liste nationale ou Communale. D'autres font valoir leur potentiel pour être le candidat uninominal idéal. Mais la partie la plus rude se passe au niveau de la constitution des dossiers. Les supercheries, les arnaques, les retardataires et malveillances sont des freins devant les tribunaux et les administrations publiques.
De l'autre, le choc le plus disputé actuellement semble perdu d'avance. C'est le championnat financier qui se déroule en présence des acteurs invisibles et des billets de banque devenus aussi invisibles.
La course aux liquidités est de nos jours, un bon alibi pour les personnes qu'on asphyxie dans les familles à l'approche des fêtes.
Même les non bancaires en font un jeu de mots pour se donner de l'air.
La crise de liquidité, on en parle. Les experts, les consultants et même les praticiens à l'image du patron des cambistes ont livré leur avis.
On connaissait la position du gouverneur de la Banque Centrale et celle du gouvernement. Les commentaires ne trouvaient point d'intérêt à ces dires proches des ragots.
Sur ce sujet, on attend impatiemment l'arbitrage de la nouvelle ministre de l'économie et des finances. Son intervention devient indispensable et très attendu.
L'autre championnat non le moindre est la lutte entre le bien et le mal.
Si le Ramadan a des bienfaits reconnus sur le corps humain et dans la vie en société notamment l'immunité, la reconstitution, le pardon, le partage, la solidarité et la bienveillance, il reste et demeure que le mal guette.
Les animateurs des lieux clos s'activent pour être à la reprise et être la meilleure offre pour suppléer le mois béni pour ceux qui estiment que le Ramadan est une privation. Les mauvaises habitudes, les mauvaises fréquentations recommencent.
Et le cycle recommence.
Boukariou Diallo, juriste et analyste politique.