La Mamaya est finie, la République entre en conclave par Moussa Adama Diallo
Après la fête, la Mamaya, place aux conclaves et aux coups fourrés.
Ce que la Mamaya n’a pas ficelé ou écroué est à présent ramené à Conakry.
Les cités guinéennes vivent dès maintenant au rythme de la préparation des examens nationaux de fin d’année et de l’accueil des pèlerins de retour de la Mecque.
À côté de ce mouvement social, un autre courant s’opère à huis clos, dans les bureaux et les maisons des dignitaires du régime, ainsi que dans les cercles communautaires et familiaux.
C’est la préparation du référendum de septembre, et l’éternelle guerre de positionnement et d’anéantissement.

La fête est terminée.
Les questions refont surface :
Comment gère-t-on les retombées de Simandou ?
Comment dire au peuple ce qu’on veut être ?
Comment maîtriser les maux de l’État ?
Comment bâillonner les forces de contestation et d’opposition ?
D’autres encore scrutent et s’inquiètent de la Guinée de demain.
Après les deux jours fériés — salutaires pour certains, discutables pour d’autres — le travail recommence.
Les espoirs renaissent de trouver un boulon d’État, un engrenage, une chaîne mécanique au sommet du pouvoir.
Les slogans et les ingéniosités reprennent pour épater et mériter les faveurs.
Rien ne sera laissé au hasard, sauf si les pluies diluviennes noient les ardeurs des téméraires et inondent les voix des vlogueurs et autres lampions devenus les nouveaux informateurs et communicants de la République.
Par Moussa Adama Diallo Journaliste








