Depuis plusieurs mois, les médias, les citoyens et les partenaires constatent l’ampleur du travail entrepris par le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, en étroite collaboration avec le Gouvernorat de la Ville de Conakry, les communes, les services techniques et les acteurs communautaires.
Jamais la question de l’assainissement n’a occupé une place aussi importante dans le débat public national. Jamais autant d’opérations de curage, de désobstruction, de sensibilisation, de contrôle et de mobilisation communautaire n’ont été conduites simultanément sur le terrain.
Cependant, il est essentiel de rappeler une réalité : nous faisons face à un problème structurel et chronique, hérité de plusieurs décennies d’insuffisances accumulées. Pendant longtemps, l’urbanisation s’est développée plus vite que les infrastructures d’assainissement. Les caniveaux ont été occupés, les ouvrages obstrués, les habitudes d’incivisme se sont installées et les mécanismes de financement du secteur sont demeurés insuffisants.

Aucune nation ne corrige en quelques mois des déséquilibres construits sur plusieurs décennies.
Aujourd’hui, sous l’impulsion du Gouvernement de la Cinquième République et de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République, la question de l’assainissement est devenue une véritable affaire d’État. Elle n’est plus considérée comme une simple activité de nettoyage, mais comme un enjeu majeur de santé publique, de sécurité, de développement économique et de dignité nationale.
Nous avons demandé au Ministre de l’Assainissement qui n’a pas souhaité échangé cependant il nous expliqué qu’à date la priorité reste deux choses :
La mise en place du mécanisme financier indépendamment du BND à travers plusieurs leviers et la fermeture de Dar es salam. Pour lui le Schéma directeur existe, la politique nationale existe mais il faut obligatoirement trouver les
Fonds nécessaires pour pouvoir financer l’ensemble des projets et actions notamment l’accompagnement des PME, la réalisation d’infrastructures dans tout le pays, le soutien aux filières de transformation, la création et ou l’accompagnement d’entreprise capable de transformer et de valoriser les déchets ainsi que la sensibilisation et la répression. À date il ne s’agit pas d’un manque de stratégies. Il’ faut sortir définitivement des actions de financement aléatoire connue depuis une trentaine d’années. Si toutes les stratégies mise en place dans le temps n’ont pas abouti parce que to ut reposait sur le BND et cela ne marche pas. Il a aussi insister sur une synergie d’action dans les écoles, qui sont le point de départ. Malheureusement le constat est sans appel pour lui, dans les sales de classe, les toilettes des écoles qui forment les hommes de demain sont connus de tous. Alors il faut du temps et de la compréhension.

Les efforts de l’État, aussi importants soient-ils, ne suffiront pas à eux seuls. La réussite de cette transformation dépend également de la mobilisation des citoyens. Chaque caniveau préservé, chaque déchet correctement éliminé, chaque acte de civisme contribue à protéger des familles, des quartiers et des vies humaines. Pour les caniveaux comment expliquer qu’ils soient à 90% tous ouvert et non fermé ? Il s’agit d’un problème profond mais qui trouvera sûrement solution de gré ou de force.
C’est pourquoi nous appelons à une prise de conscience collective, à davantage de solidarité et à un engagement citoyen renforcé. Cette lutte n’est pas celle d’une administration contre l’insalubrité ; elle est avant tout celle des populations pour leur propre bien-être, leur sécurité et l’avenir de leurs enfants.
L’État agit. Les collectivités se mobilisent. Les équipes sont sur le terrain jour et nuit. Mais pour gagner durablement cette bataille, nous devons avancer ensemble, avec patience, responsabilité et détermination.
L’assainissement n’est pas l’affaire d’un ministère. C’est l’affaire de toute une Nation.
L'Association des ressortissants et amis pour le développement de Katrouma a procédé, ce vendredi 15 mai à la Maison de la Presse de Conakry, au lancement officiel de la première édition de « Katrouma Dokin Saly ».
Cette cérémonie a mobilisé plusieurs invités, partenaires, ressortissants et sympathisants venus soutenir cette initiative culturelle et sociale dédiée à la promotion de l'unité et du développement de la localité de Katrouma.
Dans son allocution, le président de l'association a mis l'accent sur les valeurs de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Selon lui, la diversité culturelle, religieuse et ethnique constitue une richesse lorsqu'elle est fondée sur l'unité et la solidarité.
« Nous avons choisi la force de l'unité dans la diversité », at-il déclaré devant les participants, tout en appelant les fils et filles de Katrouma à se rassembler autour d'un objectif commun, le développement de leur village.

Les organisateurs ont également présenté les différentes activités prévues dans le cadre de cette première édition de « Katrouma Dokin Saly ». Il s'agit notamment d'une campagne d'assainissement, d'un match de gala, de prestations artistiques, de démonstrations de danse traditionnelle Kakouma ainsi que des séances d'échanges et d'entretiens avec les sages et parents de la localité.
À travers ces activités, l'association entend renforcer les liens entre les ressortissants, valoriser la culture locale et sensibiliser les jeunes sur les valeurs de paix, de tolérance et de communauté.
Les responsables de l'événement ont profité de l'occasion pour remercier les partenaires ayant accompagné cette initiative, notamment Eau Yélikha, Eau Lébougui, le Syndicat des transports et mécanique générale, Thomas Greg, Odhav, Sesa Decor, Etoile TV et Katrouma TV.
Les parents et ressortissants de Katrouma ont également été salués pour leur soutien constant dans l'organisation de cette première édition.
La cérémonie s'est finalement achevée par la déclaration officielle du lancement des activités de « Katrouma Dokin Saly », dans une atmosphère marquée par l'engagement collectif et la volonté de promouvoir un Katrouma uni, fort et socialement épanoui.
Barry Diop pour la 1ère Afrique 625555818