La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a lancé, ce lundi 2 mars 2026, une session de formation dédiée aux arbitres dames, dans un réceptif hôtelier. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme « League Development » de la FIFA et du plan stratégique de développement du football féminin en Guinée.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs figures du football national, dont Sory Doumbouya, président de la FGF, Ben Daouda Nassoko, président du Comité National Olympique et Sportif Guinéen, ainsi que des membres du Comex et de la Ligue Féminine. Deux instructeurs FIFA, Rosalie Tempa Ndah François (Bénin) et Jean-Baptiste (Belgique), encadrent la formation.

Sélectionnées parmi 86 arbitres féminines, les 22 participantes bénéficieront d’un renforcement de compétences techniques et réglementaires. L’objectif professionnaliser l’arbitrage féminin, harmoniser l’application des Lois du Jeu et encourager la représentativité des femmes dans les compétitions nationales et internationales.
Dans son discours, le président Sory Doumbouya a salué l’engagement des arbitres et souligné la volonté de la Fédération d’accompagner leur progression :
« Cette formation marque une étape importante pour le football féminin guinéen. Votre engagement est un acte de leadership et de responsabilité », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Ben Daouda Nassoko a insisté sur la nécessité d’un soutien politique et médiatique accru en faveur de la promotion du genre dans le sport, tandis que Bangaly Konaté, président de la Commission des arbitres, a invité les stagiaires à « l’assiduité et au professionnalisme ».

Le Secrétaire général de la FGF, Ibrahima Blasco Barry, a rappelé que « l’arbitrage occupe une place centrale dans le développement du football », soulignant que cette formation est une occasion d’approfondir les connaissances techniques et d’affirmer la place des femmes dans ce domaine.

De son côté, Fatoumata Binta Bérété, présidente de la Ligue Guinéenne de Football Féminin, a indiqué que « former des arbitres, c’est affirmer l’engagement en faveur du leadership féminin », rappelant que l’arbitre est garante de l’équité, de la discipline et de la crédibilité des compétitions.

Selon Rosalie Tempa Ndah, la formation vise à préparer des arbitres capables d’évoluer « au plus haut niveau, jusqu’aux Coupes du monde ».


